"Cimaises"

Les épreuves de cetteont été réalisées à l’intérieur de lieux d’expositions photographiques, en évitant, de laisser paraître les œuvres présentées.
La présence de fenêtres, de portes et d’escaliers, permet, en se servant des lignes, de l'architecture, des lumières, de réaliser les effets naturels ou solarisés, apportant de l’esthétisme à une rigueur où l’espace d’exposition ne doit pas, prendre l’ascendant sur les oeuvres exposés.
Les cimaises libérées, les murs hors exposition créent un accrochage personnalisé, le temps de la prise de vue, avec la complicité, de la lumière, des éléments de décoration, et parfois de visiteurs.

"Fenêtres & Ouvertures"

Génèse:
Au début… il y eu les accès naturels des refuges de vie, pour entrer et sortir.
Par la suite …la situation géographique, le climat et l’environnement, imposèrent à l’homme de construire des abris, puis des bâtiments pourvus d’ouvertures, favorisant l’accès, l’apport de lumière, l’observation des abords de l’habitat familial ou communautaire, pour lui-même et ses récoltes.
Vers la moitié du 2ème millénaire, le papier huilé fut utilisé pour les fenêtres, les vitres apparaissent plus tard, dans le but d’améliorer le confort quotidien. Les bâtisseurs cherchent à enjoliver, à l’intérieur comme à l’extérieur, l’aspect des ouvertures, d’abord pour les plus aisés, puis pour le plus grand nombre, en une recherche souvent issue des us et coutumes.
Aujourd’hui… elles sont banalisées, et nous n’y prêtons qu’une attention relative, et pourtant elles se manifestent à notre insu avec l’aide : de la lumière naturelle, artificielle, des reflets, des transparences, suivant l’environnement architectural où là l’esthétisme crée une note poétique.

"Apertur'Art"

Cette série: Apertur'Art ( apertura - latin classique pour ouverture ) doit se distinguer de "Fenêtres & Ouvertures" par l'aspect pictural des images: réalisations naturelles pour les reflets dans le vitrages où transformations volontaires.

"Métaboles"

Métamorphoses photographiques d'avions anciens,
Métaboles: adjectif et nom masculin (1834), terme d’entomologie appliqué à des insectes (…) dont le développement post-embryonnaire comporte des métamorphoses.
Certaines classifications regroupent sous le substantif pluriel l’ensemble des insectes à métamorphoses.
Seul le terme de zoologie a une certaine vitalité dans la formation au XX siècle d’adjectif en -métabole définissant diverses catégories d’insectes et par métonymie* leurs développements.

Les titres attribués à l’ensemble de ces photographies, sont de pures interprétations de ma part, ici les "Métamorphoses" appliquées à ces aéronefs, rapprochent ceux-ci des transformations des insectes dans leur environnement.

*Métonymie : signifie proprement : changement de nom, le procédé consistant à prendre un nom pour un autre auquel il est lié par un rapport logique …. Il tend à fonctionner en couple avec métaphore …..
Bibliographie :

Définitions extraites du:
Le Robert 1998 (3 volumes), Dictionnaire Historique de la Langue Française, sous la direction d’Alain REY. Par Alain Rey – Marianne Tomi – Tristant Horde – Chantal Tanet.
Les termes utilisés pour la création de ces titres ont été recueillis dans : "Le multi guide nature des insectes d’Europe en couleurs" de M.Chinery, Editions Bordas 1981.

"Les Oratoires de la Vallée Verte"

Comme dans de nombreuses régions ou les Oratoires sont présents, ces représentations de dévotions sont des lieux de pélerinages qui ont été élevés en remerciements et mémoire, la Vallée Verte en compte une douzaine.
Communes de cette vallée : Boëge, Bogève, Burdignin, Habère-Poche, Habère-Lullin, Saint-André-de-Boëge, Saxel, Villard.

"Les Derniers Poilus"

14-18
La France et l’Europe ont perdu un nombre infini de leurs soldats respectifs.
Dès la fin des hostilités, des ouvrages de mémoire seront souvent rapidement érigés.
Les artistes, sculpteurs et architectes réalisent des statues, stèles, monuments et allégories : sculptés, moulés, fondus, copiés en de nombreux exemplaires ou pièces uniques. Certains monuments ne sont pas signés, les auteurs sont méconnus des communes, à la suite d’archives perdues ou détruites.

L’importance de ces œuvres de mémoire, toutes émouvantes, sera due, hélas, au nombre de disparus, mais également aux moyens dont disposèrent à l’époque les municipalités, ainsi certaines attendront avant de rendre les honneurs à leurs enfants disparus.

Les représentations de ces ‘Poilus’, ces soldats du front, leurs attitudes: fiers, déterminés, engagés, pensifs, pleins de compassion pour leurs camarades de combats aux noms gravés sur le monument, sont autant de portraits aux expressions particulières.
Les femmes n’ont pas été exclues de ces représentations, elles sont présentes en tant que Mères, Epouses, Sœurs, Mère Patrie, Anges-Consolant-es ! Victoires Ailées, quelques fois accompagnées d’enfants, ou comme pour cette réalisation du lycée Carnot à Paris XVIIè : La Leçon d’Histoire donnée par un Poilu à des écoliers attentifs.

Lorsque nous les observons nos regards se portent sur l’ensemble du monument. Par l’image statique j’ai essayé, au travers de ces quelques photographies, de mettre l’accent sur la volonté des différents artistes à nous communiquer leurs émotions.

A Paris, le 11 novembre 1920, sous l’Arc de Triomphe, le Soldat inconnu est inhumé.
La Flamme du souvenir sera allumée la première fois le 11 novembre 1923.

Cette année 2008, le 12 mars, le dernier des Poilus Français, Lazare Ponticelli est parti rejoindre ses camarades de combat.

"Les Musiques Militaires"


Les armées sont, depuis longtemps, accompagnées d’ensembles musicaux pour suivre, stimuler, représenter leurs corps et leurs hommes.
Ces ensembles musicaux se produisent, le plus souvent, pour honorer les troupes de retour de combats. De nos jours sous nos démocraties, les musiques militaires, présentes lors de prises d’armes, de cérémonies de mémoire, souvent fil rouge de défilés militaires, appréciés des spectateurs.
Réunir 5 formations étrangères, 6 formations françaises, 500 musiciens et leur entourage, en un lieu aussi prestigieux que l’Hôtel National des Invalides, ne laisse pas de place à l’improvisation, avec la nécessité de les regrouper dans un proche périmètre leur permettant d’accéder rapidement au lieu de la représentation : La Cour d’Honneur des Invalides.
‘Les Coulisses’ obligeaient à des regroupements d’attente dans les jardins de l’Hôtel des Invalides, le Corridor de Bayonne, les arcades de la Cour d’Honneur et sur l’Esplanade des Invalides.
Ces regroupements ont permis rencontres et échanges, entre les groupes, musiciens et accompagnateurs.

Les Banques Alimentaires « ESPRIT ASSOCIATIF »

“ Ensemble aidons l’homme à se restaurer - Aujourd’hui 3 millions de personnes en France ne mangent pas à leur faim “.
Novembre 2005
Pour le grand public comme pour moi, La Banque Alimentaire n’évoquait qu’une collecte de produits alimentaires une fois par an avec un appel par voix de presse et quelques affichages.
Après avoir participé à la collecte nationale du dernier week-end de novembre 2005, j’ai été frappé par l’implication des bénévoles, ma réflexion était :
Qu’est cette organisation ? et peut-on réaliser un reportage photo intéressant ?
J’ai donc pris contact avec le service communication de la FFBA, questionné des bénévoles, des salariés, tenter de parfaire ma connaissance et comprendre l’organisation, le fonctionnement, et proposer un reportage photographique.

Les Banques Alimentaires « esprit associatif »…gérées comme des entreprises …
À plusieurs reprises, j’ai accompagné des bénévoles des Banques Alimentaires pour les collectes pluri-hebdomadaires, dans les magasins d'enseignes de la grande distribution, partenaires des BA.
J’ai participé au déchargement des denrées.
J’ai vu, les véhicules frigorifiques, les entrepôts, les chambres froides, les engins de manutentions, le stockage des collectes.
J’ai assisté à la préparation, des colis, à la distribution, dans la journée même, auprès des associations et CCAS partenaires.
Cette organisation fonctionne comme une entreprise de distribution alimentaire, flux tendu pour les denrées périssables collectées, rotation des stocks pour les produits frais laitiers, les céréales, les fruits, légumes, viandes, poissons….
La sécurité primordiale, la chaîne du froid est respectée.

Des femmes et des hommes au service des plus démunis…
Les Banques Alimentaires, fonctionnent en grande partie, grâce aux moyens humains :
320 salariés, et 3534 bénévoles impliqués dans la chaîne de solidarité.

L’Espace et le Temps…

"Le Temps et l’Espace, selon les situations vécues, sont des mesures abstraites.
La Liberté d’expression ne peut se révéler que dans l’Espace et dans le Temps." DP


Le 30 Août 2004, à Paris, au Trocadéro, sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés, l’AFP et le Ministère de la Culture, rendaient hommage aux journalistes et photographes disparus en activité, par une série de photographies apposées sur les façades du Palais de Chaillot.
Sous le regard d’une “jeune musulmane à la rose“ photographiée par Pedro Ugarté (1), nous étions un bon millier à témoigner, à l’initiative de Reporters sans Frontières, de notre présence pour le retour de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Nous étions loin d’imaginer, la durée et l’ampleur des actions de soutien, qui seraient mises en œuvre, pour espérer que ces manifestations leur parviennent sous quelques formes que ce soit.

Pour tous ceux qui s’activaient, le Temps était toujours trop court, dans cet Espace de Liberté, alors que … loin ? où ?. L’Espace devait être réduit et le Temps incroyablement long.

Tout semblait terminé, avec le retour de Christian Chesnot, Georges Malbrunot et de Mohammed Al-Joundi …avant que ne soit célébré leur retour, Florence Aubenas et Hussein Hanoun étaient enlevés à leur tour, puis Giuliana Sgréna et leurs confrères roumains……

Loin de baisser les bras, tous ceux qui s’étaient déjà mobilisés reprirent leurs actions, le Temps ne comptait pas et tous les Espaces ont été utilisés : l’air et l’eau, les transports, les médias, les moyens de communications, les affichages multiples, les spectacles, les... les….. !!!
Petites balles jaunes, ballons de foot et autres, baudruches bleues, montgolfières, plongeurs air et eau, bateaux à une quille où a plusieurs, autos, motos, vélos, affichages 4x3 entre autres dans les stations du métro parisien, Station Liberté … les associations, comité de soutien, logos, messages Sms en affichages lumineux, Municipalités, Départements, État, Nations…une kiosquière (2), la presse écrite, télévisions, radios.
Ne pouvoir tout suivre ? être indisponible pour leur retour ? serait un moindre mal,100 puis 150 jours, enfin 157 jours…libres … mais Fred Nérac, Guy-André Kieffer et tant d’autres sont toujours absents.

À leur retour, en doutions-nous, Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Mohammed Al-Joundi ne disposaient ni du Temps ni de l’Espace nécessaire, Giuliana Sgréna ne savait si le Temps était long ou court, jusqu’à en penser que c’était la fin (3), et que ni de l’un ni de l’autre Florence Aubenas et Hussein Hanoun n’auront pu disposer :
Le noir et l’immobilisme sont aux antipodes de la Liberté d’expression.
Jamais trop ? :Média a interrogé ex-otages et acteurs ayant oeuvrés pour des libérations, et donnés leur avis, justifier où non du bien fondé des actions menées pour leur retour (3). Jamais trop… !! … Métro : Station Liberté.

1. Lors du Forum des ONG 2002 à Johannesburg, en marge du Sommet mondial pour le développement durable, sous le patronage des Nations Unies.
2. Média n°4 dans l’article de Jean Rouaud “Les soutiers de l’aube“ : photo Anthony Rabisse
3. Média n°5. “Otages :le ramdam médiatique en question“.
4.www.rsf.org/spip.php
5.www.festivalscoop.com


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